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2021- [50 ans] Divers

Dates et faits sur le RHF

1- Sources froides et chaude
1.1- Qui en est le responsable ? Franck Di Chiaro actuellement
    1.2- 1987 - installation de la source froide horizontale
        A venir, Jean-Louis Durieu se penche sur les dossiers photos...<— il faudrait une bonne photo
    1.3- Quels sont les autres evènements importants concernant les sources ? (réparation/remplacement)
        Remplacement de la Source Chaude en 2003
        Grosse rénovation de la Source Froide Verticale en 2006 (sauf la partie piscine)

2- Bidon du réacteur
    Combien comporte-t-il de sorties de faisceaux ? (ou combien de doigts de gant ?)
        16 : 12 doigs de gants horizontaux dont 1 traversier (H6/H7) + 4 doigts de gants inclinés

3- Puissance du réacteur
    3.1- en quelle année a-t-il été découvert que la puissance du réacteur n’était pas celle qu’on croyait ? 1989 ? 1990 ?
        Cela a été acté officiellement le 23 janvier 1990
    3.2- de combien était l’erreur ? 10% ?
        10% effectivement (différence de densité entre eau lourde et eau légère)

4- Premier chargement de l’élément combustible
    A quelle date a-t-il eu lieu ? Joachim Egelhofer penche pour août 1971
        30 août 1971 à 23h (voir extrait du cahier de quart de la 1ère divergence en PJ)

1966 - mission URSS en juin - vers un RHF franco-russe ?

Mission organisée par Robert Dautray et dirigée par Pierre Balligand
Les participants étaient :
    Mr Paul AGERON : membre de l’ILL non encore créé officiellement (janv 1967) à la date de la mission
    Mr Pierre BALLIGAND : directeur du centre d’études nucléaires de Grenoble (CENG)
    Mr Louis BREGEON : ingénieur du service de physique mathématique (Saclay)
    Mr FRANCKEL : ingénieur au département de la métallurgie (Saclay)
    Mr LAFAURIE : ingénieur au département de construction des piles, spécialité combustible (Saclay)
    Mr Jean-Paul MARTIN : ingénieur au département de construction des piles (Saclay)
    Mr ROSSILLON : chef du service des piles du CENG
    Mr SAUTRON : ingénieur du service des études de combustibles (Saclay)
    Mr Jean-Pierre SCHWARTZ : ingénieur du service de physique mathématique (Saclay)


Le dim. 20 juin 2021 à 13:22, Jean Paul MARTIN <jprostan@wanadoo.fr> a écrit :
Cher Monsieur Brisse
je suis très heureux que vous ayez pu récupérer les divers documents que je vous ai adressés hier. J'ai pensé après coup que peut-être, à l'ILL, vous n'aviez pas les photos du groupe constituant la mission de Juin 1966 en URSS pour justement étudier leurs solutions sur un réacteur expérimental qui visait à peu près les objectifs que nous poursuivions pour l'étude du futur RHF.
Je vous adresse donc cinq photos dont l'une est détaillée avec les noms des gens de la mission.

Je me souviens très bien, au cours de cette mission en URSS, des propos du représentant de l’URSS s’adressant à Monsieur Balligand chef de mission côté France et lui demandant instamment de renoncer au projet RHF avec l’Allemagne et de faire le projet en collaboration avec l’URSS .

Monsieur Balligand était particulièrement ennuyé d’autant plus que le représentant soviétique insistait beaucoup pour prévenir les hautes sphères soviétiques de cette possibilité de collaboration. (Et Monsieur Dautray qui avait organisé cette mission n’était pas présent au cours de celle-ci.....).

La mission avait été mandatée par Monsieur Dautray et à ma connaissance, il n’y avait eu aucune orientation quant aux conversations à tenir au cours de ces échanges.

Nous, la « troupe » Française de la mission, on riait doucement parce que Monsieur Balligand avait l’air très ennuyé ! En outre des physiciens de haute tenue à Moscou avaient porté aux nues les idées et les expériences de Monsieur Jacrot, lequel n’était pas présent au cours de cette mission.

D’autant plus que les Russes avaient une réalisation à Melekess (maintenant Dimitrovgrad) qui nous avait impressionnés car la puissance thermique dégagée par leur plaque combustible était exactement ce que l’on visait pour le combustible du Réacteur à Haut Flux, et que finalement nous avons réalisé. Mais eux avaient des plaques plutôt libres ce qui autorisait les vibrations engendrées par la vitesse de l’eau (15 m/s) et nous on avait des plaques soudées et donc rigidement fixées dans la coquille. En outre leurs plaques étaient gainées en acier inoxydable si mes souvenirs sont bons alors que nous, on visait un gainage avec alliage d’aluminium.

Bref, cela fait désormais 55 ans de recul et le projet RHF a fonctionné très bien du point de vue de la tenue de l’élément combustible. (Alors qu’avec ces vitesses de 15 m/s et avec de l’eau lourde, on avait eu de véritables problèmes sur les réacteurs Célestin à Marcoule, cinq ans auparavant, mais pas dans les combustibles.)



J’ai lu avec intérêt votre texte à propos du réacteur à Dubna (IBR-1 et IBR-2). Mais ce n’est pas de ce réacteur dont je parlais. En effet, à Dubna, nous n’avons visité que des laboratoires et avons rencontré uniquement des physiciens, qui parlaient avec admiration des recherches de Monsieur Jacrot.

Le réacteur dont je parle était situé à Melekess, à 80 km environ d’Oulianovsk et loin de Moscou vers l’est. Cette ville s’appelle aujourd’hui Dimitrovgrad et ce réacteur dont j’ai totalement oublié le nom (probablement VK-50 BWR de 1965), était expérimental et si je me souviens bien, était refroidi à l’eau légère. C’est là que nous avions obtenu quelques informations à propos de la puissance thermique évacuée par les plaques combustibles dont j’ai parlé dans le texte de mon message en date de hier. Par contre nous avions été impressionnés car le hall du réacteur était entièrement recouvert de tôles d’acier inoxydable. Et il nous avait été expliqué que les manips étaient évacuées dans le hall avec le pont roulant de desserte du hall et derrière les murs de protection. Ce qui semble indiquer une forte contamination latente dans ledit Hall. Je crois me souvenir que ce réacteur était quand même écarté du concept à eau lourde prévue pour le futur RHF. J’ai été d’autant plus sensible à ces informations que je « sortais » de l’étude de la mise en route du Célestin 1 à Marcoule et qui fonctionnait à l’eau lourde avec pas mal de sujétions rattachées à l’usage du caloporteur D2o.

Le reste est confus. Mais je suis certain qu’il ne s’agit pas du réacteur de Dubna dont vous me parlez.

Il faudrait que je retrouve mes comptes-rendus de mission mais ça je crois que c’est encore plus difficile que de gagner une décade dans un flux neutronique thermique…



C'est vraisemblable que Monsieur Jacrot n'était pas au courant ou a été écarté. Il y avait certainement une question de rivalité et je ne sais pas à quel titre ? (Note AF: Jacrot en parle brièvement dans son livre, chapitre : Négociations/Source de neutrons)
Ainsi, trois mois auparavant, à la réunion de décisions techniques de Karlsruhe où Monsieur Dautray était présent, Monsieur Jacrot n'était pas là !
Par ailleurs, il y avait déjà dans la mission en URSS, Monsieur Balligand (X d'origine)… Monsieur Ageron (X d'origine)… Monsieur Brégéon (X d'origine) et cette mission avait été organisée par Monsieur Dautray (X d'origine)… la rivalité au sein du corps des X... a certainement joué.
En guise de contre-preuve je rappelle que, au lendemain de l'accident de génie civil dans la construction de la coupole du RHF, Monsieur Jacrot a violemment pris parti contre l'équipe du projet RHF… la presse locale en a fait foi.. Ce fut une attitude particulièrement douloureuse pour notre équipe et Monsieur Chatoux, Chef de projet, avait été très blessé par cette attitude. Et de ce fait, m'avait envoyé sur le site à titre permanent pour le représenter et pour terminer le projet jusqu'à la divergence du 31 août 1971.

1964-1971 - Concevoir le bloc pile

Les contributeurs :

Jean-Pierre Schwartz (interview le 6/07/21)
Ingénieur CEA basé à Saclay
Faisait partie du groupe de Louis Brégeon spécialiste du calcul des paramètres neutroniques des réacteurs.
Entré au CEA en 1962 - travaille sur le RHF dès la fin 1964
<jpg.schwartz@wanadoo.fr>
Michel Laroumagne (tél. le 23/06/21 et courriels)
Dessinateur, a travaillé sur le projet RHF dès le 1er oct 1967. Embauché par l'ILL en 1970
<michel.laroumagne@free.fr> 07.88.10.70.97
Hervé Nifenecker (tél. le 02/07/2021)
Physicien ISN - LPSC
<herve.nifenecker@gmail.com> 06.83.39.43.81

Eau légère ou bien eau lourde, que choisir ?
Jean-Pierre Schwartz

Au départ du projet RHF, deux équipes travaillaient en parallèle, une française (Saclay, Dautray) une allemande (Karlsruhe, Berckurts)
Si tout le monde était d'accord sur la nécessité d'un bidon d'eau lourde comme modérateur pour atteindre les objectifs scientifiques, les approches étaient différentes. Pour les deux groupes le bidon d’eau lourde constituait le réflecteur entourant le cœur disposé en son centre, mais à Saclay le cœur était refroidi à l’eau légère alors qu’à Karlsruhe le cœur était refroidi à l’eau lourde.
Ce qui a beaucoup frappé Jean-Pierre est que les deux équipes ont défendu leurs deux projets honnêtement, discutant les arguments techniques et les hypothèses utilisées sans crispation sur leurs propres propositions. Des réunions de comparaisons ont eu lieu et, en 1966, après la rédaction d’un Rapport Commun avec le concours de Herbert Kouts, physicien américain concepteur du Réacteur à Haut Flux de Brookhaven H.F.B.R. présent à Saclay pendant plusieurs mois, le choix a été fait d'un coeur refroidi à l'eau lourde.
Suite à ce rapport et dès 1967, une équipe franco-allemande a été constituée et basée à Saclay puis à Paris, avenue de Iéna. JP Schwartz connaissait bien Ageron qu'il venait chercher dans un café proche de la gare Montparnasse, lors des fréquentes missions qu'il faisait à Saclay pour suivre l'avancement du projet.

JP Schwartz garde de cette époque le souvenir de la collaboration efficace entre français et allemands. L'examen objectif et sincère de deux concepts différents a abouti au projet final dont le RHF actuel prouve la qualité.

Accepteriez vous un canal de moins Mr Maier-Liebnitz ?
Michel Laroumagne

C'est peu après cette 1ère étape qu'intervient l'anecdote ci-après que conte Michel Laroumagne.
En 1967 et 1968, une petite équipe basée au bâtiment C5 du CEA-CENG travaillait sur l'implantation des canaux de neutrons dans le bidon réacteur sur la base des demandes du Conseil Scientifique (Maier-Liebnitz, Bernard Jacrot, Daniel Cribier, Paul Ageron, Hervé Nifenecker, ...). Dans cette équipe, Ageron était le chef de projet, Pierre Brethé faisait les calculs et Michel Laroumagne les dessins. S’y ajoutaient Paul Blum et Jean-Claude Faudou. Laroumagne se souvient qu' Ageron était très timide et hésitait à lui demander de tout refaire car il avait eu de nouvelles idées, que Brethé épinglait sur un mur la dernière configuration ayant été validée par les calculs.

A l'époque, les ordinateurs étaient rares mais, selon Jean-Pierre Schwartz, des logiciels américains (MUFT, SOFOCATE, PDQ) permettaient déjà des dimensionnements tout à fait satisfaisants. Pas encore de logiciels de CAO/DAO, les plans étaient tracés à la main, à l'encre de Chine sur table à dessin. Laroumagne se souvient qu’Ageron était timide et était bien embêté de venir avec de nouvelles idées qui bouleversaient ce qui avait déjà été dessiné. De multiples versions des plans se sont ainsi accumulées. Vers la fin de l'étude, pour des raisons d'encombrement stérique, l'équipe rencontrait des difficultés à implanter le canal H13 (qui alimente IN20 actuellement).

C'est dans ce contexte que, lors du repas de fin d'année au Relais de l'Oisans, l'équipe a fait avaliser par Maier-Liebnitz une version d'implantation des canaux débarrassée de ce foutu H13 qui résistait. Laroumagne a griffoné  le schéma montré ici et Pierre Brethé l'a fait signer par Maier-Liebnitz comme acceptation de cette configuration réduite. Evidemment c’était juste une blague de fin de repas et les efforts ont continué.
Quand H13 a été finalement intégré, les plans ont été envoyés à Saclay pour validation. L'équipe de Grenoble a eu le plaisir d'en recevoir en retour une version à peine modifiée (Laroumagne se souvient que l'angle de positionnement du canal H6-H7 était de 30° sur son plan et de 29,5° sur le plan parisien !) ce qui montrait la qualité de leur travail.

Et comment calculait on le RHF à cette époque ?
Jean-Pierre Schwartz

Vers 1967, depuis déjà plus de 5 ans, le groupe de Louis Brégeon, avait accès à un ordinateur I.B.M. 704, le premier ordinateur de série doté de capacité d'arithmétique en virgule flottante et commercialisé dès 1954.
Les programmes de l'époque, utilisés pour les réacteurs à eau, étaient américains. Bien entendu, c'était des programmes sur cartes perforées.

  • MUFT - pour le calcul des sections efficaces macroscopiques dans un spectre de neutrons rapides,
  • SOFOCATE - pour le calcul des sections efficaces macroscopiques dans un spectre de neutrons thermiques,
  • PDQ - pour les calculs de diffusion (criticité, etc.)

A l'époque, pour un nouveau réacteur, le CEA construisait souvent une maquette critique (par ex. Peggy pour Pégase, Isis pour Osiris) mais ce ne fut pas le cas pour le RHF. Cela aurait été trop compliqué à cause de l'eau lourde et du coeur monobloc, très différent des éléments combustibles classiques des réacteurs à eau légère.

Note: IAEA - description des logiciels ci-dessus

De : <michel.laroumagne@free.fr>
Date: jeu. 10 juin 2021 à 13:08
Bonjour
j'ai retrouvé un document concernant l'implantation des canaux en janvier 68.
On n'arrivait pas à placer le dernier canal alors on l'a supprimé et on l'a fait accepter à Maier-Leitnitz avec sa signature. Ce fut lors du repas de fin d'année au Relais de l'Oisans.
Je vous l'envoie par mail mais je pourrai vous donner l'original.
Amicalement
Laroumagne

C'est le physicien Hammers qui s'occupait du projet H6-H7. Claude Bouton faisait une thèse sur les guides de neutrons sous la direction de Maier-Liebnitz et faisait des essais avec son technicien Ubaldo Foroni.

1971 - 1ère divergence


From: Jean Paul MARTIN <jprostan@wanadoo.fr>
Date: 9 June 2021 at 16:15:09 CEST
To: raoul.mathieu@orange.fr

Monsieur Filhol vient de me transmettre une photographie de la piscine du RHF avec l’image des chambres d’ionisation ayant servi à la première divergence. Je n’avais pas ce document mais je crois me souvenir que c’était l’équipe Del Negro de Cadarache qui avait la charge de réaliser cette première divergence. Et ce document particulier m’était inconnu et je vais le conserver précieusement.

Il me semble me souvenir qu’à cette époque vous aviez aussi la charge de la sécurité du travail sur le chantier et que vous étiez venu me voir à la suite de la chute de Mahé de mon équipe qui s’était cassé le bras sur le chantier, et de moi-même qui avais reçu sur la main le volet de fermeture du vide annulaire des enceintes. Tout ceci fait très « anciens combattants »…


From: "raoul.mathieu@orange.fr" <raoul.mathieu@orange.fr>
Date: 12 June 2021 at 08:38:27 CEST

La photo du bidon réflecteur montrant les deux chambres d'ionisation provient des archives de l'ILL.Tu as sans doute la possibilité d'accéder aux photothèques de l'ILL et du RHF et tu es le seul,  il me semble,  à pouvoir rassembler cette mémoire des "anciens combattants" comme l'évoque JP Martin. Il m'a répondu avec gentillesse et bien sûr, il reste "sensible" à toute cette période passionnante que tu as vécue et la "bataille" entre les bons neutrons recherchés par les scientifiques et les plus rapides que je combattais avec des tonnes de paraffine bientôt devenue interdite à cause du risque d'incendie ! ... C'était avant le polyétyène, les produits borés ou les "bétons spéciaux" fabriqués par notre ami Claude Bouton !

1980 - Vendre le courant des diesels de secours

Dans le rapport de sûreté il est dit que la durée de vie des doigts de gant et du bidon est de 5 ans seulement. En fait le CEA n'avait pas de recul concernant la durée de vie du matériau (alliage A5) sous haut flux de neutrons. Le réacteur avait donc été conçu pour être réparable et il était prévu que l'ILL approvisionne des pièces de rechange.
Franco Franzetti, chef du réacteur (79-89), s'était ému du fait que l'ILL n'ait pas approvisionné de bidon de rechange. Face au refus des directeurs de lui allouer un budget, il a proposé de faire tourner les diesels de secours en permanence et de vendre à EDF le courant produit afin d'approvisionner un compte destiné à l'achat d'un nouveau bidon.
De l'aveu même de Franzetti c'était juste une provocation pour faire bouger les choses car il aurait fallu des années pour récupérer assez d'argent. Cela fit néanmoins grand bruit à l'ILL mais, malgré cela, un bidon de rechange ne fut acheté que lorsque la panne grave de 1991 se fut produite !

Ci-joint une note de Franzetti de 1987 sur les évolutions possible du réacteur.

1994 - Goodies, plaque commémorative et diplôme

Mr J-P Martin nous a fait parvenir des photos de quelques goodies RHF et celle d'une plaque commémorative gravée qu'il a remise aux principaux membres de l'équipe qui a assuré le remplacement du bidon réacteur en 1991-1994.

Il y a joint un diplôme qu'il qualifie ainsi :
Un "diplôme" quelque peu ironique mais sympathique qui m’a été décerné par l’équipe ILL qui a procédé au démantèlement et à la reconstruction du réacteur c’est-à-dire à la fin de "l’aventure" du remplacement du bidon d’eau lourde.

Photos fournies par Michel Mollier

Quelles dates ?

2021- Evocation de Robert Dautray par JP Martin

Documents fournis par Jean-Paul Martin

A - 1957 - Les piles atomiques en France
    par J. Yvon <10.1051/jphysrad:019570018010054500>
C - 1967 - Avant projet, Bloc réacteur
    par MM. Dupuy et Löhr
D - 1967 - Métaux et alliages légers : aluminium et alliages de qualité nucléaire
    par ???, Direction des piles atomiques
E - 1967 - Circuits de refroidissement des piles à eau. Cahier des prescriptions techniques relatives aux fabrications en acier inoxydable
    par ???, Direction des piles atomiques
F - 1991 - Principaux points de la reunion tenue à Saclay le 26 avril 1991
    "Observations lors de l'examen des structures internes du réacteur de l'ILL"
    Note DRN 91-00595 Date 30 avril 1991 par J.J. Graf
G - 1994 - Diplôme décerné à M. J.P. MARTIN de grand "tailleur" de costards
H - 1994 - Photo ????, Bauer, Charvolin, Dautray, Martin, ????

1968 ou 1969 - La première équipe de foot de l'ILL

En 1968 ou 1969, Laroumagne a décidé de constituer une équipe de foot ILL pour participer au tournois du CENG. Comme il y avait encore très peu de monde il a rassemblé tous les présents (sauf Paul Ageron et Paul Blum) mais, à part lui (footballeur) et Bouton (rugbyman) les autres n'avaient jamais touché un ballon. Par exemple, Jean-Claude Faudou était un marcheur mais ne savait pas courir. Bref, cette équipe improvisée a eu un franc succès car son match fut très amusant avec ses participants accumulant les gaffes footballistiques. Par exemple, lorsque Laroumagne, gardien de but, a crié au costaud Neumaier "Pousse, pousse !" celui-ci, au lieu de lui pousser le ballon, a poussé l'adversaire qui est tombé. Cela fit beaucoup rire l'assistance, un peu moins celui qui était tombé. Malgré ce handicap, un but fut marqué par Franco Rustichelli, un grand italien exhubérant qui fit un pot pour arroser son but dont il était aussi fier que s'il avait qualifié son équipe pour la coupe d'Italie.

Dernière mise à jour : 08 February 2026